Togo | les écarts dans la presse en ligne

La presse en ligne est devenue ces dernières années un moyen important dans la diffusion des actualités. Mais en même temps qu’elle suscite de l’admiration de part et d’autre, elle fait également objet de beaucoup de controverse à travers certains contenus pouvant porter atteinte à des individus, groupes d’individus ou à l’ordre public tout simplement.

Il est à porter à l’actif du Gouvernement Togolais à travers l’institution de régulation (Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication) et l’instance d’autorégulation (l’Observatoire Togolais des Médias), la mise en place des règles déontologiques régissant le secteur de la communication. Mais malgré ces acquis, il faut signaler que certains journaux d’informations togolaises continuent à briller par leurs écarts.

Publication de fausses informations

En effet, au titre des dérapages souvent constatés dans les articles publiés sur les sites togolais, nous pourrions citer « les fausses informations » et « diffamation ». C’est une évidence qu’il n’est pas souvent très aisé d’isoler le vrai du faux, mais les informations attribuées à un tiers sans possibilité d’apport de preuves valables, peuvent très rapidement tomber sous le coup de la loi pénale.

Disposition pénale

Au terme de l’article 25 de la loi sur la cyber sécurité et la lutte contre la cybercriminalité, est passible d’une peine « d’un (1) à trois (3) an (s) d’emprisonnement et d’un (1) million à trois (3) millions de francs CFA d’amende ou à l’une de ses deux (2) peines », tout acte visant à divulguer ou communiquer « une fausse information tenant à faire croire qu’une destruction, une dégradation ou une détérioration de biens ou atteinte aux personnes a été commise ou va être commise ».
À côté de la publication de ses informations à caractère diffamatoire (informations souvent relayées par d’autres journaux « privés, publics » d’actualités togolaises et d’ailleurs), nous pouvons citer les actes de violence ou les incitations à la haine qu’on reconnaîtra également à certaine presse togolaise.
À ce jour, il incombe à chaque professionnel de médias de s’approprier véritablement les règles d’éthique et de déontologique du secteur, afin de contribuer à résorber au maximum les écarts sans cesse présents dans l’univers médiatique togolais.